Effluves et dénuements

Je vous parle d'un autre monde, le vôtre (Louis Scutenaire)

Qui suis-je vraiment ?   Je ne m’en souviens plus très bien.  Personne de connu.  Non conformiste par mégarde.  Désabusé.  Submergé par l'absence et l'ennui...

Je vous parlerai peut-être de poésie, de découvertes littéraires étonnantes, de curiosités jouissives, métissées.  Je vous accueillerais dans l'intimité de ma bibliothèque, un mélange de genres pour interroger notre société, notre passé et notre avenir, nos sens et nos rêves...

Mais,  je vous parlerai aussi de moi et de ma vertigineuse subjectivité.  J’ai regroupés ces quelques pages sous la rubrique « Brouillard à perte de vue ».  Quelqu’une m’a écrit : "le ton de ces billets est vraiment « trop désespéré ; tu vas décourager tes abonnés.  La désespérance systématique, ce n'est pas bon par les temps qui courent... "

J’aime les risques et je subodore que les considérations sur la lecture, la poésie, l’écriture et autres formes d’expressions culturelles auront un quelconque intérêt…

 

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25 avril 2018

Murmure intérieur

Où penses-tu trouver les mots qui te manquent ?

En écoutant les confusions de mon cœur

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24 avril 2018

Goliarda Sapienza

Il y a une limite précise dans l'aide apportée aux autres.  Au-delà de cette limite, invisible à beaucoup, il n'y a que la volonté d'imposer sa propre façon d'être...

(Goliarda Sapienza - L'Art de la Joie)

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23 avril 2018

Stephen Crane

S’il existe un témoin de ma petite vie,

De mes minuscules luttes et tourments,

Il a devant les yeux un sot ;

Et il n’est pas bien que les dieux menacent les sots.

 

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Le jour de mes funérailles je donnerai ma dernière représentation. En exclusivité.

À bien réfléchir, la mort sera la seule fin de notre histoire.  Viendra-t-elle la nuit ou en plein jour ?  À l’improviste ou après quelques jours de flottement ?  Signes avant-coureurs qui montrent qu’elle a déjà trouvé le  chemin et m’observe de loin : migraines répétitives, douleurs musculaires, estomac et  intestins qui rouspètent, malaises, étourdissements de l’esprit, l’ouïe qui descend, qui descend, et ne remonte plus… la mort se languit, la grande faucheuse, toute de noire vêtue,  me traque déjà, c’est certain, pour, d’un seul coup de faux, m’envoyer au royaume de la nuit perpétuelle.  Ad patres.

Eh bien, elle attendra.  Je ne suis pas encore prêt à la suivre.  Je lutterai jusqu’à mon dernier souffle, qu’elle se le tienne pour dit.

 *

 Le jour de mes funérailles j’inviterai tous mes amis : poètes et écrivains, cinéastes et comédiens, peintres et autres…  

Ils seront tous là, en ce moment particulier.  Le nœud à la gorge.  Les mouchoirs humides

Ils seront tous là pour l’éloge funèbre, l’ultime frémissement de ma désormais non-vie.

Ils seront là à claironner, à l’âme éteinte, haut et fort quel type extraordinaire j’étais, à vanter les mérites de mon esprit, de mon intelligence, de mon altruisme, de ma gentillesse et de mon abnégation.  Quelle perte pour l’humanité !  C’est la coutume. Il faut respecter les traditions.

Ils seront là, enfin, à honorer la cérémonie.  En leurs titres et qualités.  Ils viendront pousser l’audace de leur savoir-faire.  Quelques lectures de poèmes, dernières paroles pour l’éternité, non pas de cette poésie des intellectuels, absconse et élitiste…. Mais un chant accessible à tous, poèmes accompagnés de quelques chants et fragments musicaux, bons pour mon âme...

Après  l’encens, et pendant que l’on vienne s’incliner en m’aspergeant avec le goupillon, j’aimerais, je quémanderais plutôt,  le sublime Ave Verum de Mozart… ou plutôt non, je l’ai eu à mes noces, cela ne m’a pas porté chance…  plutôt l’insaisissable adagio du concerto pour piano N° 23 de Mozart, œuvre limpide à la force émotionnelle unanimement appréciée et qui adopte un rythme de sicilienne.   Et une dernière écoute de Gianmaria Testa : seminatori di grano ou lasciami andare – choix cornélien - Pourquoi pas les deux ? - tant la musique et la poésie de Gianmaria nous transportent dans la joie, le plaisir.  Sa voix caresse la mélodie, ses mots chatouillent notre âme… 

Et, si vraiment vous exigez une épitaphe, si réellement vous la réclamez ou l’imposez sous la contrainte, si vous menacez, écrivez seulement : soyez indulgents, il a fait ce qu’il a pu.

IMG_7785 - Copie

 

 

 

 

 

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22 avril 2018

Naguib Mahfouz

Regarde-toi

Le cheikh dit : 

"Si le doute t'effleure, regarde-toi longuement dans le miroir de ton âme."

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Murmure fissuré

Jours fêlés

 

J’ai épuisé mon génie

Galvaudés mes mots

Mes poèmes sont détruits

Il y a beaucoup de douleur

Dans ce désert

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21 avril 2018

Etty Hillesum

“Je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j'essaie toujours de retrouver la place de l'homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes.”

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Au commencement

Dans une certaine ivresse

Dans mes déchirures

Au clair-obscur de ma palinka

Je pleurais de moi

M’est venue une lumière

Frémissante

Pleine de mystères, de passions

Et d’espérances

Je n’avais surtout compris qu’une chose

À la vitesse d’une avalanche

Elle.  Elle seule.  Et, elle le restera.

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20 avril 2018

La Poésie est ma compagne.

 

j'ai rêvé que j'étais poète

Est-ce vraiment le fait du hasard ?

J'ai peut-être exagéré

Cette utopie est d'une insolence !

 

 LA POESIE EST MA COMPAGNE, le miroir de mon horizon, le feu qui brûle et qui m’éclaire.  Elle est partout.  Elle déborde.  J’éventre les crépuscules et mes veules nuits, jette mes mots, mes phrases, et ma vérité subjective sur le papier, non par goût d’ébranler, de blesser ou d’offusquer,  non plus pour chagriner, mais pour racler mes malaises sans voix, pour tenter de comprendre où tu es et où je suis.

La Poésie !  L’art d’assembler des mots !  De les inviter à danser, à chanter !  Sans se boucher les oreilles !  Irruption brutale dans mes envies, la poésie serait une éblouissante illumination.  Une tendresse bizarre.  Elle remplit mes poumons d’air, fouette mes certitudes, pulvérise la brumaille, ébrase l’œil à perte de vue.   Fragments de paysages, langueurs, rondeurs pleines effleurées  C’est cela la poésie. Elle perçoit, en rimes désaccordées, le prix de ma souffrance.   Il arrive que ma voix ne soit pas entendue, que les mots refusent de se déposer sur le papier, insubordonnés, sans cesser de rôder à la périphérie.  Je ne contrôle plus rien.  C’est toujours moi qui fuis le premier

Jamais je n’ai écrit autant de poèmes et aussi peu de vers.  Jamais je n’ai eu si peu le souci d’appliquer les règles établies : pas de vers réguliers, pas de rime, ou alors accidentelle.  Une langue anarchique, ni prose, ni vers.  L’insubordination est sa seule qualité, sans habilité technique, sans toujours éviter l’écueil du sentimentalisme.  Question que je me pose souvent : n’ai-je pas mieux à faire que d’écrire de telles nullités ?

 

 

 

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